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« Euh... Bonjour, monsieur. Désolé de vous déranger... Vraiment. En fait, je viens pour votre petit déjeuner... » Articula le petit homme.
________Tom grogna, apparemment trop endormi pour formuler une réponse correcte. Il concentra tous ces efforts à ouvrir ses paupières closes et aperçut enfin son interlocuteur. Il portait -comme tout le monde ici- une blouse blanche accompagnée d'un pantalon de la même couleur et d'une vieille paire de baskets usées. Et bien sûr, un badge argenté épinglé à sa longue chemise, avec son prénom gravé dessus. « Gustav » , c'était son nom, ou du moins, celui qui était indiqué sur son insigne. Le dit Gustav s'empressa de poser le plateau à petit déjeuner sur le bureau en face de Tom et quitta rapidement la pièce sans plus de cérémonie. Tom, lui, n'était pas en état de réfléchir à quoi que ce soit, si ce n'est du fait qu'il n'avait absolument pas faim. Il se redressa sur son lit et se leva d'un bond. Futile tentative. Il fut prit d'un vertige, vascilla, puis retomba sur son matelas. Qu'importe. Il réessaya. Même vertige, même malaise. Découragé, il en conclut finalement que dormir encore un peu ne lui ferait pas de mal. Et il s'endormit...
________Ce n'est que deux heures plus tard, à midi pile, qu'il fut réveillé. Mais pas par n'importe qui. En effet, ça n'était autre que Mathieu qui, tout sourire, venait annoncer que l'heure du repas avait sonné.
« Allez Tom ! Debout, fénéant ! Il faut bien que tu manges, pas vrai ? » Cria-t-il dans un engouement à peine croyable.
________Tom soupira, agacé.
« Tu te souviens au moins d'où se trouve la cantine ? » Relança Mathieu.
« Ouais. »
« Tant mieux, ça prouve que tu as encore toute ta tête ! Allez allez, lève-toi, habille-toi, prépare-toi et surtout, bouge toi. J'veux te voir au réfectoire dans trente minutes, sinon.. Fais gaffe à tes fesses ! »
________Mathieu s'apprêtait à refermer la porte de la chambre après l'avoir quittée quand il revint soudainement sur ses pas.
« Au fait, j'ai oublié de te donner ton planning du jour. Alors, à treize heures et demi, tu as deux heures à l'étage psychiatrie et.. C'est tout. Tu vas devoir parler avec une femme qui sera là uniquement pour t'aider et t'écouter, c'est cool hein ? Mais t'inquiètes pas .. Aujourd'hui, c'est toujours séance de groupe, donc tu seras pas tout seul. Y'aura une dizaine d'autres jeunes avec toi, si c'est pas fun ça. Bon, allez, à toute ! »
________Et Mathieu quitta finalement la chambre de Tom dans un claquement de porte effroyable. Complètement exaspéré, l'adolescent était néanmoins résigné à obéir. Il se leva et prit dans son armoire un t-shirt et un pantalon, d'un geste presque désinvolte. Tant pis pour l'hygiène, il se douchera plus tard. Il enfila ses vêtements dans un silence déroutant et sortit de sa chambre en attrapant sa casquette blanche au passage. Tom parcourait seul le long couloir qui menait à l'ascenseur, et pour la première fois depuis son arrivée ici, il prit réellement le temps d'observer les lieux et de considérer un peu cet étrange endroit. C'était l'heure de pointe, tout le monde, tant les patients que les employés, se décidaient à sortir pour déjeuner tranquillement au self. De temps à autre, son chemin croisait celui d'un autre jeune, qu'il ne regardait qu'une demi seconde pour se replonger tout de suite après dans sa réflexion. Ici, les adolescents n'étaient pas bien différents de ceux que l'on peut croiser dans un lycée ou un centre ville populaire. Leurs habits étaient semblables à tous ceux des autres, leurs coiffures aussi. Mais pas leurs visages. Leurs yeux ternes n'exprimaient rien, tout comme leurs expressions faciales. Leurs démarches étaient vaines et lassives.
________A les voir tous ainsi, on aurait crut voir des androides vaguant à des taches diverses. Ou bien même, des zombies, incapables de toute réaction, comme complètement déconnectés de leur environnement. C'est exactement ce que se dit Tom, tout en accélerant la cadence de ces pas. Un hôpital de fou, voilà dans quel genre d'endroit il semblait être tombé. Et lui n'était qu'un fou de plus dans cette panoplie déjà bien garnie. Rien qu'un pauvre fou, cloisonné entre des murs infranchissables. Privé de toute liberté. Un dément à qui l'on avait apparemment jugé inutile de demander l'avis et qui se retrouvait au milieu de ces congénaires, bien malgré lui.
________Il arriva à la cantine quelques secondes plus tard. Et là, ce fut un tout autre spectacle qui s'offrit à lui. Toujours les mêmes jeunes, oui. Mais dans un contexte bien différent. Ils étaient maintenant tous en groupes composés de cinq ou six personnes chacun, étalés un peu partout sur de longues tables presque toutes innondées de plateaux repas à moitié vides ou à moitié pleins. Parmis eux, aussi des employés. Beaucoup même. Il suffisait de regarder cet ensemble avec plus d'attention pour réaliser qu'il y avait bien plus de travailleurs que d'adolescents. Tous parlaient bruyamment et riaient dans un son tapageur. Certains cherchaient querelle avec leur camarade de table, leur envoyant toutes sortes de missiles, tels que des bouts de pain. D'autres, plus calmes, semblaient traiter de sujets plus ou moins interéssants, avec plus ou moins de sérieux. Il y en avait encore qui ne se contentaient pas de parler simplement, et faisaient de grands gestes farfelus, et bien sûr ceux qui préféraient encore se concentrer sur leurs plats, et ne pas entrer en contact avec les autres occupants de la table.
________Et devant tout ce monde, Tom se sentait dépassé. Dépassé par tant d'agitation et de gaieté apparente. Complètement étouffé par ces rires stridents et ces paroles sans considération. Son coeur se serra, à un tel point qu'il crut suffoquer. Et, sous une impulsion presque incontrôlable, il quitta les lieux, bien trop oppressants. Ne sachant pas vraiment où aller ni quoi faire, il décida finalement d'aller passer les quelques minutes qu'il lui restait à attendre dans la salle de psychiatrie où il avait rendez-vous en début d'après midi. Après tout, la salle serait certainement vide et il pourrait enfin se retrouver seul sans pour autant être enfermé dans sa chambre. Il s'y rendit et, comme il l'avait espéré, la salle était ouverte, et surtout entièrement vide. Il prit donc place sur une chaise, et commença à attendre que les heures les plus longues et certainement les plus agaçantes de sa vie n'arrivent..
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Désolé, j'serais plus jamais aussi lente, promis .__. ..
Mais pour me faire pardonnez, vous avez un nouvel habillage tout beau tout neuf (a)
Puis .. Heum .. J'Ai MES PLACES POUR LE CONCERT DE P!NK :'D .
Voila x) . Vous pensez quoi de ce chapitre ? é___è .. Soyez honet :$ .
Moi j'le trouve un peu mieux que le dernier, mais c'est tjrs Nul e__e .
Et vous pensez quoi aussi du nouvel habillage ? xO . :3
... EXPRiMEZ - VOUS é__é !
Merci a toutes celles qui me lisent encore ! J'vous aime *-* .
Enorme Bisous ♥
Chou
Ton putain de beau blog même O__O *émerveillée*
Encore mieux qu'avant ! (et c'est plus agréable, pour lire :0)
Chou, tu es une reine :'0 Pour l'ortho, tu t'es foutu d'mwa e_è ?
J'ai pratiquement rien eu à corriger à part les accents .__.
(quoique on dirait qu'il y a eu un coup de fatigue sur la fin...
Tant mieux, j'veux pas être payée à rien faire u_u !
Oh, mais juii pas payée oo'....eehhh *__*...hum, nan)
Bon ton chapitre je te dirais ce que j'en pense en comm
mais tu t'en doutes un peu j'espère u__u. *__*
Bon j'arrête ici le massacre pourissant ton beau blog e_e.
<3 (PS : euh... tu peux effacer si tu veux XDD)