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___ Chapitre 3 .
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________Samedi matin, dix-sept heures trente-deux. Matin ? Pas exactement. Il est vrai que pour la plupart des personnes habitant dans ce grand pays qu'est l'Allemagne, la matinée etait passé depuis bien lontemps. Mais pas pour Tom. Il faut dire que Tom n'est pas comme la plupart des gens. Les rayons presque eteints du soleil eclairaient encore faiblement la chambre du blond, se confrontant deja a la douce lumiére lunaire. Il serait peu étre temps qu'il se reveille ? Ou peu étre pas, justement. Un silence harmonieux régnait dans l'appartement, pourquoi gacher ce si rare moment de sérénité ? Le blond commençait tout juste a ouvrir les yeux quand quelques bruits désagreables se firent entendre, preuve d'une agitation anormale dans cette si paisible maison. La sonnerie de la porte d'entrée retentit, quelques pas préssés resonnérent suivit d'une conversation plutot agitée. Les trois voix semblaient se rapprocher doucement de la chambre de Tom, mais pour ainsi dire, il ne s'en préoccupait pas le moins du monde. Il s'ettira longuement et grogna de mecontentement lorsque son habituelle geule de bois commença a se faire sentir, puis, detourna la téte pour regarder son reveil qui affichait maintenant dix-huit heures moins le quart.
________De leurs coté, les trois inconnus debataient toujours. On distinguait clairement une voix de femme et deux d'hommes. Celle de la femme était douce et quelque peu tremblante. Au premier mot, Tom reconnut tout de suite la tendre voix de sa mere. Par contre, celle des deux autres lui étaient totalement inconnus. Elles étaient grave et resonnaient dans toute la maison, y compris dans la téte du jeune blond. Tout à coup, la conversation se stopa net, plus aucuns bruits ne se firent entendre. Puis, dans un leger grincement, la porte de sa chambre s'ouvrit et une fine silouhette entra dans la piéce. Simone avançait vers son fils d'une demarche esitante. Elle s'assit à ses cotés au bord de son lit et commença a caresser delicatement ses longs cheveux emmeler. Un sourire attendrit s'afficha sur son visage lorsque Tom grogna une nouvelle fois. Il avait toujours detesté qu'on lui touche ses dreads. D'ailleurs, Simone n'avait jamais vraiment apprécié la coiffure peu commune de son fils. Elle regardait son enfant amoureusement, car aprés tout, l'amour, c'est le sentiment que ressent chaque parent pour son enfant, n'est-ce pas ? Son Tom, elle le trouvait magnifique. Son si petit Tom qui était devenu si grand... Méme malgrés sa santé physique deplorable, elle le trouvais toujours aussi beau. En realité, elle l'admirait. Elle l'admirait pour tout ce qu'il avait vecu, tout ce qu'il avait du endurer ses derniéres années. C'était pour son esprit une sorte d'excuse qu'elle lui accordait. Elle le disculpait en quelque sorte de toutes les conneries qu'il pouvait prendre. Et, par la méme occasion, elle se pardonnait elle-méme de n'avoir su empecher sa déchéance. Méme si au fond, elle s'en voudrait toujours enormement..
________Vu d'ensemble, cette scene entre cette mére et son fils semblait parfaite. Sauf bien sure si l'on fait exeption de cette minuscule larme qui perlait silencieusement aux coins des yeux de Simones. Cette larme, aussi infime soit-elle, changeait tout. Elle donnait a ce si beau cadre une ambiance pesante et quelque peu sinistre. Tom, de son coté, essayait tant bien que mal de comprendre le pourquoi de cette situation. Sa mére ne venait que trés rarement dans sa chambre et de plus, deux ombres masculines se formait sur le mur du couloir. Il y avait en effet de quoi se poser des questions. Il observait sa mére le regard plein d'incompréhension alors que celle-ci se preparait a lui imposer l'un des choix les plus difficiles qu'elle avait du prendre de sa vie.

« Tom, je .. Je dois te parler .. » Commença-t-elle, appréhendant la reaction de son fils. « Je suis ta mére Tom .. Et, malgrés tout, j'ai bien vu qu'en ce moment ça n'allait pas fort. » La larme qui menaçait de couler depuis de longues minutes devalait maintenant sa joue blanche. « J'peu pas de laisser comme ça Tom.. J'peu pas te laisser te bousiller.. En tant que mére, je dois t'aider. » Les tremblements dans sa voix étaient de plus en plus perceptibles. « Il y a des hommes. Ils sont venus la pour t'aider .. Pour nous aider .. Tu.. Tu va partir avec eux.. Ils vont t'emmener dans .. Dans un endroit ou tu va guerir.. Ils vont te guerir Tomi.. »

________Comment ? Vraiment, il ne comprennait pas. Pas qu'il avait mal entendu. Non, au contraire. Comment pouvait-elle lui faire ça ? Tom, il n'a pas besoin d'aide. Tom, il est fort et indépendant. Tom, c'est tout simplement le meilleur. Du moin c'est ce qu'il se répétait inlassablement, dans l'espoir vain de s'en convaincre. C'était tout bonnement impossible. Il devait rever, il allait certainement se reveiller et realiser qu'il avait fait un mauvais réve... Un long cauchemard qui durait depuis un an deja. Sauf que voila, ça ne ressemblait pas a un réve. Il n'eut pas le temps de reflechir davantage que deux hommes aux allures de gardes du corp entrérent dans la chambre. L'un des deux se dirigea directement vers Simone puis l'emmena a part pour entrentenir avec elle une discution apparamment confidentiel. L'autre, de son coté, aida Tom à sortir de ses draps. Innutile de lui apporter une quelquonque aide en ce qui conserne l'habillage puisque celui-ci s'était endormit en tenue de jour la veille. Tout s'enchainait a une vitesse folle, beaucoup trop folle pour ce pauvre Tom. Il se trouvait maintenant au beau milieu de sa chambre, poussé vers la sortie par un homme mille fois plus fort que lui. Mais il s'accrochait. Il ne voulait pas partir comme ça, en fait, il ne pouvait pas partir comme ça. Il se debattait avec le peu de force qui lui restait. Ce si peu de force, qui etrangement, se voyait decuplé par dix. Cet homme n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit de l'arracher de chez lui de la sorte. Tout ce que voulait Tom, c'était rester dans sa chambre. S'y enfermé pour ne plus jamais en ressortir. Aprés tout, c'était sa chambre. Sa chambre a lui. Son paradis en enfer. Trop de souvenirs affluaient en lui. Beaucoup trop de nostalgie. Il avait passé ses dix-sept années ici et pour rien au monde il n'aurait voulu quitter ces lieux.
________D'un geste presque desespéré, il parcourait sa chambre des yeux. Il observait, détaillait, retraçait chaques meubles, chaques recoins, tout. De son lit toujours défait jusqu'a son impréssionante collection de casquettes, magnifiquement rangée sur sa grande etagére. C'était comme si le temps s'était arrété, comme si la terre avait arrété de tourner, l'espace de quelques secondes. Ses yeux se posérent alors sur des objets d'une infini beauté. Delicatement appuyéés contre le mur.. Ses guitares. Ses trois magnifiques guitares. Les voir comme ça lui donnait un pincement au coeur. Depuis combien de temps il ne les avait plus touché ? Pas méme regardé ? Lontemps. Tellement lontemps. On a tous des objets auxquelles on tient plus que tout au monde. Des objets sans grandes importances aux yeux des autres ou bien d'une valeur innestimable. Et bien Tom, c'était ses guitares. Elles représentaient son enfance, son adolescence, sa vie. Elle le représentaient lui. Tom sans ses guitares, ça n'est plus Tom. Mais alors, Tom, qui est-tu maintenant ? Ses yeux lui brulaient atrocement. Il n'avait pas de reponse a cette question. Il avait conscience d'avoir changé, mais la, le mot changement ne convenait méme plus. Il n'était plus le méme. La faute a qui ? A eux, à vous, à nous. A toi Tom.
________Son regard ne voulant plus soutenir celui de ses trois trésors, ses yeux se portérent alors sur les murs. Jamais des murs n'avaient détenu autant d'histoire. Une histoire belle. Une histoire moche. Une histoire triste. Une histoire tragique. Son histoire. En effet, ses murs étaient ornés de milliers de photos, de sorte a ce qu'on ne puisse méme plus distingué la couleur de ceux-ci. Des photos de lui, de ses amis, de ses sortis. Des photos vieilles ou plus recentes. Des photos qui recèlent de souvenirs, de beau souvenirs. Mais tout souvenirs, aussi beau qu'il soit, fait mal. Et chez Tom, sa fait encore plus mal. Ces photos en apparence si joyeuses étaient en fait un enorme poignard pour le coeur du jeune blond. Elle lui remémorait sa vie d'avant. Elle lui montrait sa beauté passé. Elle lui criait, encore et encore, a quelle point sa vie n'avait plus aucun but. Elle lui rapelait .. Lui. Et c'est ce Lui en question qui engendrait le plus de souffrance. N'avez-vous jamais regardé avec attention un vieil album photo en versant quelques larmes de regret ? En vous rapelant un étre chér ? Ou méme ou vous disant que vous donneriez tout pour remonter en arriére ? Tout le monde est sujet a ce genre de nostalgie passagére. Méme vous, méme moi. Sauf que chez Tom, la nostalgie n'est pas passagére. Elle demeure. Chaque jour elle hante ces lieux. Elle s'est installée pour ne plus jamais repartir. Certain diront qu'il faut faire avec. D'autre diront qu'il faut avançé. Tom lui, a choisit de se laisser aller a la douleur. Un choix lache, mais tellement facile..
________Il chassa vite ses idées noirs pour laisser places a d'autres encore plus morbides. Alors que cet homme qu'il ne connaissait ni d'Adam ni d'Eve tentait toujours tant bien que mal de l'attiré vers la porte d'entrée de l'appartement, son esprit a lui commençait a saturer serieusement. Toutes sortes de question se bousculaient dans sa téte. Ou l'emmenait-on ? Pendant combien de temps ? Que comptait-on lui faire ? Que dira-t-on au lycé ? Mais surtout, comment fera-t-il sans ses injections ? C'était sa question principal et pour ainsi dire la seule qui l'inquiétait un peu. Comment survivra-t-il sans ses doses ? Voila la seule chose qui occupait ses pensées a présents. Plus les minutes passaient moin il avait de force. Et moin il avait de force moin il opposait de resistance a cet homme qui le tirait avec acharnement. Ce n'est que lorsque le deuxiéme arriva qu'il cessa totalement de se debattre pour se laisser emmener a l'arriére d'une grande voiture blanche qui ressemblait quelque peu a une ambulance. Les deux hommes le rejoignirent à l'avant du vehicule juste aprés avoir rassuré Simone une fois de plus.


« T'inquiéte pas mon ptit, on t'emméne dans un endroit bien. Tu verras plein de jeune de ton age avec qui tu pourras parler de ce que tu ressents, ce que tu vis. Ta maman nous rejoindras las-bas peu aprés ton arrivé. » Affirma l'homme qui était au volant.
« Je suis John et voici Pierre. T'as pas à t'en faire. » Conclua son acolyte, d'un ton qui se voulait le plus sympathique possible.

________Mais Tom n'écoutait pas vraiment. Ces deux inconnus aurait pu dire tout ce qu'ils voulaient, il s'inquiétait quand méme enormement. Il regarda a travers la vitre de la voiture et son regard tomba directement dans celui de sa mére. Elle le regardait, debout sur le trottoir, dos a l'immeuble. Dans ses yeux pouvait se lire toute la tristesse d'une mére qui laisse son enfant mais aussi du soulagement et beaucoup d'espoir. L'espoir que Tom aille mieux. L'espoir que son fils reprenne gout a la vie. Qu'il profite de chaque seconde comme le fait tout adolescent de son age. Comme on dit, l'espoir fait vivre ...

... Mais il fait aussi mourir d'envie.


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Fin .___





Oh mon dieuu .. Alors deja, bienvenue au nouvelle lectrice *-* !
Ensuite.. Je suis VRAiMENT désolé é__è.. J'ai été d'une lenteur incroyable o.o
Et a la lenteur s'ajoute la qualité limite de cette suite .. J'l'aime pas >< !
( Comme vous l'avez remarqué, je ne suis jamais satisphaite o__o )
J'espére que vous n'étes pas trop deçu ? :/
Un grand merci a vous, je ne le dirais jamais assez (ll)

Gros Bisous
Chou

# Posté le jeudi 07 août 2008 11:40

Modifié le lundi 15 décembre 2008 16:18

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