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. • Fiction :
___Genre : Yaoi & Angst
___Auteur : Chou :)
___Postage : Irrégulier



. • Personnage :
Bill & Tom
Ainsi que quelques secondairs .


.Blog Perso`
Si vous voulez mieux
me connaitre :D



___ Prologue .
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Funeste euphorie & Désirs interdits.

C'était comme une envie de voyager,
Au-delas de toutes pensées.
Le garot au bras,
Et la soumition dans la voie.

C'était comme une envie de partir,
Pour ne jamais revenir.
L'amertume des perdants,
Et la mort dans le sang.

Funeste euphorie & Désirs insoumis.


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Fin .___



. • Prévenus :

x--dreamy - myshou-oh-yeah - x-vampire-mates-x - uneeterniter - Fam0us-T0m - mell0-g0nna-sux-x3 - musikalex20 - annuaiire-yaoi-fic-th - tokiohotel-fanfic-yaoi - vergiss-x - mllexsushii - rolling-cherry - xx-1ooomeere-xx - Dark-Fallenx - vive-th-fic3

# Posté le mercredi 11 juin 2008 13:28

Modifié le mardi 03 février 2009 14:33

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___ Chapitre 1 .
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________Un certain vendredi de novembre, vers six heures trente du matin, un jeune homme emmergeait douloureusement d'un sommeil plutot agité. D'un geste habituelle - pour ne pas dire automatique - il quitta son confortable oreiller pour poser d'abord un pied a terre. Puis l'autre. Et, comme a chaque matin, une nausé de tous les diables vint lui prendre aux tripes. Une incontrolable envie de vomir tout ce qu'il était, tout ce qu'il avait, tout ce qu'il haissait. C'est aussi brusquement que rapidement qu'il courut s'agenouiller aux toilettes les plus proches. Ce qui s'en suivit fut bien sure innévitable. Il rendait tout ce qu'il pouvait, comme si son corps tout entier voulait se vider entiérement, une ultime solution pour se purifier. Mais aprés tout, c'était comme ça tout les matins, alors pourquoi s'en inquiéter ?
________Il se releva, la téte haute, comme si les derniéres secondes de cette matinée n'avaient jamais eu lieu. Puis, ce fut sans grand enthousiasme qu'il se prepara pour la longue journée d'ecole qui l'attendait. Je vous empargne volontier les details plus qu'innutiles de la douche ou encore de l'habillage. Une fois prés, il alla directement dans la cuisine ou se trouvait sa mére qui elle aussi s'apréttait a partir travailler. Il lui embrassa rapidement le front en guise d'aurevoir et partit en direction de son lycée sans méme avoir prit la peine de dejeuner. Sa aurait finit au fond des toilettes de toute façon.
________Vingt minutes de marche plus tard et il était enfin arriver devant l'imposant batiment grisatre qui a premiere vue, n'inspirer que l'ennuie pour certains et la tristesse pour d'autres. Dans le cas de Tom, sa ne représentait rien d'autre qu'une epreuve a affronter avant de pouvoir enfin retrouver la seule chose qui le rendait heureux. Une epreuve ou il devait se cacher, jouer la comédie auprés des autres, éléves comme proffesseurs. Une epreuve qu'il affrontait maintenant tout les jours et qu'il remportait a chaque fois. Le Tom lugubre et seul devait laisser place au grand Tom extraverti et charmeur que tout le monde adulait et enviait.
________A peine avait-il commençé a longer les grilles de son lycée qu'un bon nombre de garçon de son age vinrent l'accoster et que presque toute les lycéennes l'ayant apperçut commençaient a glouçer son nom en lui faisant des peties signes de salut, tout sauf discret.


« Hey Tom ! » Lança un premier.
« Sa va mon vieux ? » Coupa un second.
« Prés pour un nouveau jour d'ennuie ? » Demanda encore un troisiéme.
« Sa va les mecs. » Repondit-il simplement, les traits de son visage tirés par un sourire hypochrite qu'il se forçait a faire chaque matin.
« Tu sors avec nous ce soir ? » S'exclama un nouvel arrivant .. Encore.


________Voila, c'était fait. Le Tom de l'ombre avait laissé sa place au Tom que tout le monde connaissait. Ou croyais connaitre. Il ne prenait méme plus la peine de repondre, il devait juste sourire. Dun sourire faux et meprisant. Mais ça, personne ne le voyait. Personne ne savait ce qu'il se passait une fois le masque tombé. Du moin, personne ne cherchait a savoir. Toutes ces personnes pretendant étre ses amis étaient bien trop préoccupé a se demander avec qui Tom voulait passé sa pause, qui Tom appréciait, qui Tom detestait, quelle fille Tom trouvait mignone, quelle fille Tom trouvait laide.. Et toutes ces choses complétement sans intéré qui pourtant fascinait tout le lycée, des classes de seconde jusqu'a celles de terminal ou le blond se trouvait.
________A peine avait-il eu le temps d'allumer sa cigarette que la sonnerie stridente annonçant le debut des cours avait retentit. Il était huit heures et quart a peine et pourtant il ne pensais deja plus qu'a une chose : la fin des cours. Lui, ses " amis " et toute une bande de filles plus exitée les unes que les autres debarquérent dans la salle de cour. Comme dans l'ordre des choses, se fut d'abord toutes les personnes surnomées affectueusement " intelos " qui s'installérent a leurs tables les premiers. Puis le fut au tour des filles, et enfin a celui de Tom et des autres garçons.
________Bien entendu a l'instant méme ou il posa les pieds dans cette salle de cour, une ribambelle de jeune fille commençait a l'apeler, le suppliant du regard qu'il s'installe a leur coté pour le cour qui s'annonçait. Tom - tout gentleman qu'il était - leur repondait par un de ses sourires envoutants dont lui seul lui avait le secret. Ce qui avait d'ailleurs le dont de faire fondre n'importe qui sur place. Et oui, il était ce genre de garçon que toutes les filles révaient d'avoir, et pour cause, il était vraiment beau. Malgrés une maigreure de plus en plus apparante, ses joues creusées par les exés en tout genre et d'epaisses cernes sous son doux regard, il n'en restait pas moin magnifique, d'une beauté naturelle qui vous frappait aux yeux, qui envouté votre esprit tout entier, qui vous rendait dependant au premier coup d'oeil. Oui, personne n'aurait pu le nié : Tom était beau.
________Ainsi, le premier cour de la journée commença. Toujours aussi ennuyeux et endormant. Puis ce fit au tour du deuxiéme cour, laissant place une heure plus tard au troisiéme. La quatriéme heure de cour debutait a peine que Tom n'en pouvait deja plus, il était ailleurs, à des années lumiéres de ce que raconter ce vieux prof venut du fond des ages. C'est vrai, qu'est-ce qu'il en avait a faire des équations negatives à deux variables positives ? Vraiment rien. Il s'en foutait eperdument. Mais, malgrés toutes les choses qu'on aurait put repprocher a Tom, celle d'etre un éléve mediocre n'en faisait pas partit. Il était doué dans presque tout. De la complexité des mathématiques jusqu'aux diffilcutés des langues. Oui, vraiment, vu de l'exterieure, Tom semblait étre l'adolescent parfait dont toute famille reverait. Sauf que de l'intérieure, tout était pourrit, salit, complétement detruit...


« Kaulitz ! Arrétez un peu de revasser et venez au tableau resoudre cette equation ! » Beugla le proffesseur de Maths si bruyament que toute l'ecole aurait du l'entendre, sortant par la méme occasion Tom de son profond ennui.
« Vous perdez votre temps, monsieur. » Affirma Tom, un delicieux sourire provoquateur aux coins des levres.


________Une equation ? Pfff. Bien sure qu'il était capable de la faire sa putain d'equation. Il le savait, la classe le savait, le proffesseur méme le savait. En plus d'etre beau, Tom était intélligent. Pourquoi les gens eprouvaient tout le temps le besoin de confirmer ce qu'il savait deja ? Et oui, méme si ça agaçe, Tom paraissait aux yeux des autres comme le beau gosse courreur de jupon qui pouvait avoir toute les filles qu'il souhaitait, intelligent de nature, pourvu d'une exquise arrogance et d'un sens de la repartit qui lui donnait cet air sure de lui que tout le monde redoutait. De quoi en palir de jalousie n'est-ce pas ? «Si seulement il savait .. » Pensait-il en se levant de sa chaise pour aller affronter le grand tableau poussiéreux qui l'attendait. L'equation ? Il la resolu en méme pas trente seconde montre en main. Evidement, quand le dernier resultat de celle-ci fut ecrit, un tonerre d'applaudissements et de cries retentirent dans la piece de la part de touts les autres eleves. Tom avait encore gagner, Tom gagnait toujours. « Oui .. Vraiment, si il savait .. »
________Le reste de la journée fut comme la matinée. Horriblement ennuyant et surtout atrocement semblable a tout les autres jours. Courage Tom, plus que quelques heures et tu retrouvera ce que tu attends impatiemment depuis ce matin. Tu pourra enfin planer Tom. Juste quelques heures. Courage !
________Quatre heures et demi de l'aprés midi. La derniére sonnerie de la journée retentit en grandes pompes, accompagner par les soupires de soulagements et les cries de joies de la totalité des eleves. Comme tout le monde, Tom enfouit rapidement toutes ses affaires dans son sac a dos et se hata de franchir le haut portaille de son lycée pour se retrouver dehors. Libre, il l'était enfin. Il eu a peine le temps de sortir une clope de sa poche et son briquet que deja plein d'adolescents de son age l'entouraient esperant attirer son attention. Bordel ! Il était dehors, pourquoi est-ce qu'on ne le laissait pas tranquil ?! Il voulait juste qu'on arréte de le prendre pour le centre du monde. Il les avait tous supporter toute la journée, le sourire aux levres et sans broncher. Qu'on le laisse enfin decompréssé ! Qu'on le laisse enfin redevenir le vrai Tom. Celui qui a mal, celui qui se fait mal, celui qui a peur. Plus de masque, plus de barriére. Le vrai Tom n'évait pas besoin d'etre beau, ni méme d'etre heureux. Le vrai Tom pouvait hurler dés qu'il en avait envie, pleurer toutes les larmes de son corps si il en rescentait le besoin. Et bien pire encore..
________A contre coeur, il dit aurevoir a toutes les personnes qui s'afferaient autour de lui. Je dirais aux moin une bonne vingtaine d'ados qui n'avaient apparement que ça a faire que d'attendre une salutation du grand Tom Kaulitz. Puis, il finit par partir, appaisé de pouvoir enfin decrisper ses levres de cet horrible sourire qu'il arborait depuis le debut de la matinée. Il ne rentrait pas chez lui non. Il allait encore se perdre la-bas. Noyé ce qu'il gardait enfouit en lui depuis trop lontemps. Embrasser du bout des levres la noirceur des tenebres les plus profonds. Dans ces petites rues sordides ou il marchait, une expression sereine sur le visage, il allait une fois de plus attendre la mort, les bras grands ouverts. Et qui sais, peu-étre un jour lui rentra-t-elle son etreinte...


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Fin .___





Voila .. Ce chapitre craint >< . Je l'aime pas du tout é.è
J'vous promets de meilleur chapitre a venir .
C'est juste que c'est le debut, il me faut du temps pour m'adapter (a)
Hmm.. Sinon, le concert de Th à Monaco était super <3
Même si j'ai été assez deçu par plusieurs evenements .. Mais je survivrais u.u'
Bref . Alors ? Je veux vos avis é__è . N'esitez pas, soyez honette :) .

Gros Bisous
Chou

# Posté le lundi 23 juin 2008 15:31

Modifié le lundi 15 décembre 2008 15:53

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___ Chapitre 2 .
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________Vingt - trois heures et douzes minutes, il marchait encore. D'un pas las, lent, innerte presque. On aurait dit que son esprit était comme absorbé par ses pensées. La veritée était tout autre, il ne pensait plus maitenant. Son esprit était vidé de toutes emotions, toutes reflexions. C'était ainsi qu'il avançait à travers les rues glacials de Leipzig. Rues qu'il ne connaissait que trop bien. En effet, touts les soirs - ou presque - il les traversait. Avec toujours ce méme regard, vide. Toujours cette méme demarche, tremblante. Ce chemin, il le connaissait par coeur, le franchir était devenue un automatisme pour lui, pire méme, une obligation. C'est vrai qu'il revenait de loin. D'ailleurs, d'ou revenait-il a cette heure si tardive ? Depuis qu'il avait quitter l'ecole, vers quatre heure, il n'était pas rentrée chez lui. Savait-il encore ou il habitait ? Non, certainement pas dans son etat. Mais, ce chemin, il le connaissait trop bien pour s'y perdre. Un ans qu'il empruntait ces ruelles desertes, sombres, trop sombres pour aboutir a quelque chose de beau, quelque chose de rassurant. Ces rues morbides, ou la lumiere du jour ne se levait jamais et ou la rassurante lueure de la lune semblait s'effaçer pour laisser place a une noirçeure indefinissable, effrayante méme.
________Voila treinte minutes qu'il marchait. On pouvait a present apercevoir une imposante residence blanche, situé au bord d'une grande et belle rue, encore aclairé par d'imposants lampadaires qui lui donnait une ambiance calme et seraine. La residence en question était elle-méme entourée d'un petit jardin, avec à son centre, un grand arbre qui confirmait le coté agreable de ce lieu. Ou était-ce ? C'était chez lui. Il était enfin arriver, et rien qu'a cette idée, une desagreable nausé montait en lui et un impressionant mal de crane commençait a se faire sentir. Il ne voulait pas rentré chez lui - du moin pas dans cette état. Mais il n'avait plus le choix, il y était maintenant. Pas de retour en arriére envisageable, il n'en avait plus la force. C'est avec beaucoup de peine qu'il glissa la main dans la profonde poche gauche de son bagui, priant pour ne pas s'etre tromper de coté. Non, aucunes clés n'y étaient. Il reproduisit son geste cette fois-ci dans la poche de droite, elle y étaient. Il sortit le lourd trousseau de clés, et, commençait alors une recherche effréné. Quelles clés correspondaient a la serrure de la porte d'entrée ? Aucune idée, il n'en avait aucune idée. C'était comme si, tout d'un coup, il demandait a son cerveau de sortir d'une longue ibernation. Rien que le faite de devoir refflechir juste quelques instants lui donnait des crampes et axentuait encore plus son mal de téte deja bien present.
________Cinq minutes plus tard, il avait enfin ouvert cette fichu porte et était maitenant dans l'ascenceur de l'immeuble. Le plus pathetique dans cette soirée fut sans aucun doutes le faite qu'il n'arrivait méme plus a se remémorer l'etage auquelle se trouvait l'appartement ou il vivait lui et sa mére. Puis, tout lui revint. quatriéme etage, c'était bien ça. L'ascenceur commeçait alors son ascençions et chaque millimetre de franchit, chaque secondes de passé, intensifiaient encore plus son mal-etre. Cétait comme si sa téte allait exploser, comme si ses jambes devenaient incontrolables et si ses bras ne reagissaient plus. Dormir, il avait juste besoin de dormir - ou bien d'une nouvelle dose. Mais, des nouvelles doses il n'en avait plus, à son plus grand desespoir. C'est avec une aprehension plus qu'apparante qu'il poussa la porte pour accéder chez lui, deja ouverte. Son mal de crane était tel que sa vision en était troublé et qu'il sentait comme un bourgeonnement insessant dans sa téte. Nausée, fertige, douleur, c'était comme ça a chaque fois que sa piqure arrétait son effet, et que la triste realité de sa pathetique existance reprenait le dessus sur tout le reste.
________Tranant des pieds, d'un pas lent, endormit, il traversait le salon qui, etonnamment était plongé dans le noir. Mais ça, il n'était pas en etat de s'en rendre compte, ni de penser a quoi que se soit d'ailleurs. Ou était sa mére ? Il ne se posait méme pas la question. Pourtant, il aurait du. Comme chaque soir ou il rentrait tard - trop tard méme - sa mére l'attendait toujours, morte d'inquiétude. Elle restait parfois des nuits entieres assise sur le canapé a espérer que son fils revienne enfin a la maison. Alors, pourquoi n'était-elle pas la cette fois-ci ? Qu'importe. Tom avancait maitenant jusqu'a sa chambre situé au fond du couloir, bien en retrait des autres piéces. Sa chambre c'était un peu comme son echapatoir, la ou il pouvait cuvé toutes les saloperies qu'il avait pu boire ou s'injecter quelques heures auparavant, la ou personne ne viendrait le deranger, la ou il pouvait passé des heures a rien faire, juste se rescourcer, il en avait tellement besoin. Surtout maintenant. Il ouvrait la porte de sa chambre, soulagé d'entrer enfin dans son endroit rien qu'à lui. Il n'attendait plus qu'une chose, s'allonger sur son lit pour s'endormir et ne se reveiller que quand son corps aurait retrouvé un peu de force. Juste la force necessaire pour se detruire une fois de plus le lendemain. Et c'était comme ça chaque jours. Les mois se ressenblaient tous. Il était tomber dans un cercle infernale. Le cercle infernale de l'addiction ? Non, ça n'était plus une simple question d'addiction, c'était devenu une question de survit pour lui. Rester tout le temps reactif dans la journée pour mieux se defoncer le soir venu. C'était son triste quotidien.
________La porte entrouverte laissait place a une scene etonnante. Ce soir ne serais pas comme tout les autres soirs .. C'était une evidance maintenant. Malgrés sa vision affaiblit, Tom arrivait tout de méme a apperçevoir une silouette au loin, assise au bord de son lit. Pourquoi y avait-il quelqu'un dans sa chambre a cette heure - ci ? C'était plus qu'inhabituelle. Mais surtout, qui était-ce ? Ce n'est que lorsqu'il entendit ses sanglots qu'il la reconnut. Elle, Simone, sa maman. Elle se tenait la, assise sur son lit, une multitude de seringes et de capsules entre les mains. Oui, elle pleurait. Qui aurait pu lui repprocher ? 1 an qu'elle essayait de rester forte face a son fils, 1 an qu'elle était seule, et surtout 1 an qu'elle le voyait se detruire, sans pouvoir intervenir d'une quelquonque facon. Alors oui, pour une fois depuis bien trop lontemps, elle pleurait. Elle se laissait enfin aller sous le regard incompréhensif de son petit garçon. Petit garçon qui avait grandit beaucoup trop vite. Simone avait réellement l'impression d'avoir loupé un chapitre. Tout avait changé tellement vite, surtout Tom, son Tom. Elle les avait tout le suite remarquées, les cicatrices sur son bras, tout comme elle avait su capter la nouvelle fragilité de son fils. Mais, ce qu'elle n'avais jamais su, c'était les raisons de son mal étre. Et pour cela, elle s'en voulait terriblement. Ne pas pouvoir aidé son propre enfants était pour elle la pire des fatalités.
________Tom commençait difficilement a realiser la situation dans laquelle il se trouvait. Il était maintenant au beau milieu de sa chambre, immobile, les bras ballants. Il ne savait ni quoi dire ni quoi faire. Il se contentait de regarder sa mére pleurer. Petit à petit sa vue revenait, et il put trés vite se rendre compte de quelle genre d'objet était entre les mains de Simone. Ce n'était autre que des seringes et quelques capsules, certaines a moitié vides, d'autres encore pleines. Non .. ! Sa n'était pas juste des seringes et quelques capsules .. C'était ses seringes et ses capsules a lui ! Celles qu'il cachait toujours avec précaution entre son matelas et son sommier. Celles que jamais personne ne devrait trouver. Et elles étaient la, entre les mains de sa mére.

« Et merde .. » Chuchota-t-il avec difficulté, realisant l'horrible situation dans laquelle il se trouvait.

________Sa téte recommençait a lui faire mal, encore plus fort que tout a l'heure. Il avait l'impression que tout autour de lui tournait a une vitesse ahurissante. Ses yeux lui piquaient affreusement, avait-il envie de pleurer ? Aussi etrange que cela puisse paraitre .. Oui. Sans doute à cause des remords. Car malgrés tout, il s'en voulait de mettre sa si gentille maman dans de tel état, en faite il s'en voulait d'etre devenu cette personne qu'il était à present. Mais il n'y pouvait rien, il ne pouvait plus changer maintenant. Il était devennu trop " accro " pour tout recommençer a zero.

« Pourquoi Tom ? ... Pourquoi tu te fais .. ça ? » Articula Simone, le regard vixé sur la multitude de seringue qu'elle tenait. « J'ai .. J'ai fais quelque chose de mal ? ... C'est de ma faute ? ... Je t'en supplie Tomi, je serais préte a tout pour toi .. Mais par pitié .. Arréte .. Il .. Il faut que tu arréte... » Continua-t-elle, sa laissant aller a ses pleurs, le corps berçé par de violents spasmes qu'elle ne pouvait desormais plus controler.

________C'est vrai ça Tom, pourquoi ? Pourquoi tu te fais ça ? Bien sure que tu le sais. Elle aussi elle le sais. Mais ce qu'elle ne sais pas, c'est que tout est de ta faute. Pourquoi a-t-il fallut que cette soirée existe ? Tu étais tellement heureux, avant. Avant ce fameux soir. T'as pensé qu'avec la drogue tu pourrais tout oublié ? Bien sure que non. Tu n'oublieras jamais. Tu ne l'oublieras jamais, lui. Son sourire. Son rire. Ses blagues debiles. Tu la tué Tom. Pas directement, mais tu est le seule responsable. Bon dieu, si seulement cette soirée n'avait jamais existé.. Si seulement.
________Simone pleurait toujours et Tom était toujours la, immobile, incapable de la moindre reaction. Il regardait sa mére. Il avait tellement honte de lui. Vraiment, il se degoutait de la mettre dans cette etat. Il se trouvait atrocement egoiste de lui infliger ça. Mais par dessus tout, il se trouvait monstrueux. Et oui, monstrueux. Pourquoi ? Encore et toujours ces putains de remords. Les secondes passaient, se transformant en minutes. Simones finit par quitter la chambre de son fils, les larmes devalant toujours sur sa fine peau blanche, abandonnant les piqures et autres doses en tout genre sur le lit de Tom. Elle savait pertinement que sa n'aurait servit a rien de les lui confisquer, puisqu'il s'en serait procurer d'autre dans les jours qui suivraient. La dependance peut ammener les hommes a accomplirent bien des prouesses... Vous en aurez la preuve bien assez tot.



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Fin .___





Haaan ! Comme je hais ce chapitre o___o .. J'le trouve .. Moche .
Pas aussi moche que le premier mais horriblement moche quand méme .__.
Enfin, continuez a me donner vos avis, ça m'aide beaucoup :)
Aussi, ne vous inquietez pas :0 ! Bill arrivera bientot dans la fiction *-*
Excusez - moi pour les fautes, j'suis une quiche en orthographe u__u .
Pas que en orthographe, je pense étre une oublié de la langue Francaise e_e .
Merci vraiment ! Vous étes geniaux <3 !

Gros Bisous & merci encore
Chou

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 13:56

Modifié le lundi 15 décembre 2008 16:06

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___ Chapitre 3 .
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________Samedi matin, dix-sept heures trente-deux. Matin ? Pas exactement. Il est vrai que pour la plupart des personnes habitant dans ce grand pays qu'est l'Allemagne, la matinée etait passé depuis bien lontemps. Mais pas pour Tom. Il faut dire que Tom n'est pas comme la plupart des gens. Les rayons presque eteints du soleil eclairaient encore faiblement la chambre du blond, se confrontant deja a la douce lumiére lunaire. Il serait peu étre temps qu'il se reveille ? Ou peu étre pas, justement. Un silence harmonieux régnait dans l'appartement, pourquoi gacher ce si rare moment de sérénité ? Le blond commençait tout juste a ouvrir les yeux quand quelques bruits désagreables se firent entendre, preuve d'une agitation anormale dans cette si paisible maison. La sonnerie de la porte d'entrée retentit, quelques pas préssés resonnérent suivit d'une conversation plutot agitée. Les trois voix semblaient se rapprocher doucement de la chambre de Tom, mais pour ainsi dire, il ne s'en préoccupait pas le moins du monde. Il s'ettira longuement et grogna de mecontentement lorsque son habituelle geule de bois commença a se faire sentir, puis, detourna la téte pour regarder son reveil qui affichait maintenant dix-huit heures moins le quart.
________De leurs coté, les trois inconnus debataient toujours. On distinguait clairement une voix de femme et deux d'hommes. Celle de la femme était douce et quelque peu tremblante. Au premier mot, Tom reconnut tout de suite la tendre voix de sa mere. Par contre, celle des deux autres lui étaient totalement inconnus. Elles étaient grave et resonnaient dans toute la maison, y compris dans la téte du jeune blond. Tout à coup, la conversation se stopa net, plus aucuns bruits ne se firent entendre. Puis, dans un leger grincement, la porte de sa chambre s'ouvrit et une fine silouhette entra dans la piéce. Simone avançait vers son fils d'une demarche esitante. Elle s'assit à ses cotés au bord de son lit et commença a caresser delicatement ses longs cheveux emmeler. Un sourire attendrit s'afficha sur son visage lorsque Tom grogna une nouvelle fois. Il avait toujours detesté qu'on lui touche ses dreads. D'ailleurs, Simone n'avait jamais vraiment apprécié la coiffure peu commune de son fils. Elle regardait son enfant amoureusement, car aprés tout, l'amour, c'est le sentiment que ressent chaque parent pour son enfant, n'est-ce pas ? Son Tom, elle le trouvait magnifique. Son si petit Tom qui était devenu si grand... Méme malgrés sa santé physique deplorable, elle le trouvais toujours aussi beau. En realité, elle l'admirait. Elle l'admirait pour tout ce qu'il avait vecu, tout ce qu'il avait du endurer ses derniéres années. C'était pour son esprit une sorte d'excuse qu'elle lui accordait. Elle le disculpait en quelque sorte de toutes les conneries qu'il pouvait prendre. Et, par la méme occasion, elle se pardonnait elle-méme de n'avoir su empecher sa déchéance. Méme si au fond, elle s'en voudrait toujours enormement..
________Vu d'ensemble, cette scene entre cette mére et son fils semblait parfaite. Sauf bien sure si l'on fait exeption de cette minuscule larme qui perlait silencieusement aux coins des yeux de Simones. Cette larme, aussi infime soit-elle, changeait tout. Elle donnait a ce si beau cadre une ambiance pesante et quelque peu sinistre. Tom, de son coté, essayait tant bien que mal de comprendre le pourquoi de cette situation. Sa mére ne venait que trés rarement dans sa chambre et de plus, deux ombres masculines se formait sur le mur du couloir. Il y avait en effet de quoi se poser des questions. Il observait sa mére le regard plein d'incompréhension alors que celle-ci se preparait a lui imposer l'un des choix les plus difficiles qu'elle avait du prendre de sa vie.

« Tom, je .. Je dois te parler .. » Commença-t-elle, appréhendant la reaction de son fils. « Je suis ta mére Tom .. Et, malgrés tout, j'ai bien vu qu'en ce moment ça n'allait pas fort. » La larme qui menaçait de couler depuis de longues minutes devalait maintenant sa joue blanche. « J'peu pas de laisser comme ça Tom.. J'peu pas te laisser te bousiller.. En tant que mére, je dois t'aider. » Les tremblements dans sa voix étaient de plus en plus perceptibles. « Il y a des hommes. Ils sont venus la pour t'aider .. Pour nous aider .. Tu.. Tu va partir avec eux.. Ils vont t'emmener dans .. Dans un endroit ou tu va guerir.. Ils vont te guerir Tomi.. »

________Comment ? Vraiment, il ne comprennait pas. Pas qu'il avait mal entendu. Non, au contraire. Comment pouvait-elle lui faire ça ? Tom, il n'a pas besoin d'aide. Tom, il est fort et indépendant. Tom, c'est tout simplement le meilleur. Du moin c'est ce qu'il se répétait inlassablement, dans l'espoir vain de s'en convaincre. C'était tout bonnement impossible. Il devait rever, il allait certainement se reveiller et realiser qu'il avait fait un mauvais réve... Un long cauchemard qui durait depuis un an deja. Sauf que voila, ça ne ressemblait pas a un réve. Il n'eut pas le temps de reflechir davantage que deux hommes aux allures de gardes du corp entrérent dans la chambre. L'un des deux se dirigea directement vers Simone puis l'emmena a part pour entrentenir avec elle une discution apparamment confidentiel. L'autre, de son coté, aida Tom à sortir de ses draps. Innutile de lui apporter une quelquonque aide en ce qui conserne l'habillage puisque celui-ci s'était endormit en tenue de jour la veille. Tout s'enchainait a une vitesse folle, beaucoup trop folle pour ce pauvre Tom. Il se trouvait maintenant au beau milieu de sa chambre, poussé vers la sortie par un homme mille fois plus fort que lui. Mais il s'accrochait. Il ne voulait pas partir comme ça, en fait, il ne pouvait pas partir comme ça. Il se debattait avec le peu de force qui lui restait. Ce si peu de force, qui etrangement, se voyait decuplé par dix. Cet homme n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit de l'arracher de chez lui de la sorte. Tout ce que voulait Tom, c'était rester dans sa chambre. S'y enfermé pour ne plus jamais en ressortir. Aprés tout, c'était sa chambre. Sa chambre a lui. Son paradis en enfer. Trop de souvenirs affluaient en lui. Beaucoup trop de nostalgie. Il avait passé ses dix-sept années ici et pour rien au monde il n'aurait voulu quitter ces lieux.
________D'un geste presque desespéré, il parcourait sa chambre des yeux. Il observait, détaillait, retraçait chaques meubles, chaques recoins, tout. De son lit toujours défait jusqu'a son impréssionante collection de casquettes, magnifiquement rangée sur sa grande etagére. C'était comme si le temps s'était arrété, comme si la terre avait arrété de tourner, l'espace de quelques secondes. Ses yeux se posérent alors sur des objets d'une infini beauté. Delicatement appuyéés contre le mur.. Ses guitares. Ses trois magnifiques guitares. Les voir comme ça lui donnait un pincement au coeur. Depuis combien de temps il ne les avait plus touché ? Pas méme regardé ? Lontemps. Tellement lontemps. On a tous des objets auxquelles on tient plus que tout au monde. Des objets sans grandes importances aux yeux des autres ou bien d'une valeur innestimable. Et bien Tom, c'était ses guitares. Elles représentaient son enfance, son adolescence, sa vie. Elle le représentaient lui. Tom sans ses guitares, ça n'est plus Tom. Mais alors, Tom, qui est-tu maintenant ? Ses yeux lui brulaient atrocement. Il n'avait pas de reponse a cette question. Il avait conscience d'avoir changé, mais la, le mot changement ne convenait méme plus. Il n'était plus le méme. La faute a qui ? A eux, à vous, à nous. A toi Tom.
________Son regard ne voulant plus soutenir celui de ses trois trésors, ses yeux se portérent alors sur les murs. Jamais des murs n'avaient détenu autant d'histoire. Une histoire belle. Une histoire moche. Une histoire triste. Une histoire tragique. Son histoire. En effet, ses murs étaient ornés de milliers de photos, de sorte a ce qu'on ne puisse méme plus distingué la couleur de ceux-ci. Des photos de lui, de ses amis, de ses sortis. Des photos vieilles ou plus recentes. Des photos qui recèlent de souvenirs, de beau souvenirs. Mais tout souvenirs, aussi beau qu'il soit, fait mal. Et chez Tom, sa fait encore plus mal. Ces photos en apparence si joyeuses étaient en fait un enorme poignard pour le coeur du jeune blond. Elle lui remémorait sa vie d'avant. Elle lui montrait sa beauté passé. Elle lui criait, encore et encore, a quelle point sa vie n'avait plus aucun but. Elle lui rapelait .. Lui. Et c'est ce Lui en question qui engendrait le plus de souffrance. N'avez-vous jamais regardé avec attention un vieil album photo en versant quelques larmes de regret ? En vous rapelant un étre chér ? Ou méme ou vous disant que vous donneriez tout pour remonter en arriére ? Tout le monde est sujet a ce genre de nostalgie passagére. Méme vous, méme moi. Sauf que chez Tom, la nostalgie n'est pas passagére. Elle demeure. Chaque jour elle hante ces lieux. Elle s'est installée pour ne plus jamais repartir. Certain diront qu'il faut faire avec. D'autre diront qu'il faut avançé. Tom lui, a choisit de se laisser aller a la douleur. Un choix lache, mais tellement facile..
________Il chassa vite ses idées noirs pour laisser places a d'autres encore plus morbides. Alors que cet homme qu'il ne connaissait ni d'Adam ni d'Eve tentait toujours tant bien que mal de l'attiré vers la porte d'entrée de l'appartement, son esprit a lui commençait a saturer serieusement. Toutes sortes de question se bousculaient dans sa téte. Ou l'emmenait-on ? Pendant combien de temps ? Que comptait-on lui faire ? Que dira-t-on au lycé ? Mais surtout, comment fera-t-il sans ses injections ? C'était sa question principal et pour ainsi dire la seule qui l'inquiétait un peu. Comment survivra-t-il sans ses doses ? Voila la seule chose qui occupait ses pensées a présents. Plus les minutes passaient moin il avait de force. Et moin il avait de force moin il opposait de resistance a cet homme qui le tirait avec acharnement. Ce n'est que lorsque le deuxiéme arriva qu'il cessa totalement de se debattre pour se laisser emmener a l'arriére d'une grande voiture blanche qui ressemblait quelque peu a une ambulance. Les deux hommes le rejoignirent à l'avant du vehicule juste aprés avoir rassuré Simone une fois de plus.


« T'inquiéte pas mon ptit, on t'emméne dans un endroit bien. Tu verras plein de jeune de ton age avec qui tu pourras parler de ce que tu ressents, ce que tu vis. Ta maman nous rejoindras las-bas peu aprés ton arrivé. » Affirma l'homme qui était au volant.
« Je suis John et voici Pierre. T'as pas à t'en faire. » Conclua son acolyte, d'un ton qui se voulait le plus sympathique possible.

________Mais Tom n'écoutait pas vraiment. Ces deux inconnus aurait pu dire tout ce qu'ils voulaient, il s'inquiétait quand méme enormement. Il regarda a travers la vitre de la voiture et son regard tomba directement dans celui de sa mére. Elle le regardait, debout sur le trottoir, dos a l'immeuble. Dans ses yeux pouvait se lire toute la tristesse d'une mére qui laisse son enfant mais aussi du soulagement et beaucoup d'espoir. L'espoir que Tom aille mieux. L'espoir que son fils reprenne gout a la vie. Qu'il profite de chaque seconde comme le fait tout adolescent de son age. Comme on dit, l'espoir fait vivre ...

... Mais il fait aussi mourir d'envie.


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Fin .___





Oh mon dieuu .. Alors deja, bienvenue au nouvelle lectrice *-* !
Ensuite.. Je suis VRAiMENT désolé é__è.. J'ai été d'une lenteur incroyable o.o
Et a la lenteur s'ajoute la qualité limite de cette suite .. J'l'aime pas >< !
( Comme vous l'avez remarqué, je ne suis jamais satisphaite o__o )
J'espére que vous n'étes pas trop deçu ? :/
Un grand merci a vous, je ne le dirais jamais assez (ll)

Gros Bisous
Chou

# Posté le jeudi 07 août 2008 11:40

Modifié le lundi 15 décembre 2008 16:18

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___ Chapitre 4 .
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________Il attendait. Trente minutes qu'il était la, dans cette chambre vide, debout. Il ne voulait s'asseoir nul part, n'avoir aucun contact avec cette pièce inconnue. Alors, il attendait. De toute façon, elle ne devrait pas tarder. Une sorte d'infirmière était passée lui dire que sa mère arriverait d'un moment à l'autre pour lui apporter ses affaires. Il ne lui restait plus qu'à se montrer patient. Toujours debout, il scrutait cette chambre des yeux. Tout était blanc, un lit une place qui semblait aussi confortable qu'un bloc de béton se trouvait contre le mur de droite, avec une table de nuit à sa gauche. En hauteur sur le mur d'en face était accroché un petit écran télé avec juste en dessous, un bureau et une chaise tout ce qu'il y a de plus simple. Et bien sûr, tout ce dont une chambre a besoin, c'est à dire une grande commode pour ranger ses habits et autres objets, un petit fauteuil, une immense fenêtre avec vue sur un parc et même une salle de bain personnelle, séparée de la chambre par une porte. En l'occurence, cette chambre était totalement fonctionnelle, elle ne manquait de rien. Pourtant, Tom ne s'y sentait pas à l'aise. Ici tout était brillant. Propre. Trop propre. Les lieux semblaient stériles. Un peu comme dans les hopitaux. D'ailleurs, ça ressemblait étrangement à un hopital, ce qui ne rassurait pas du tout l'adolescent, quelque peu angoissé.
________La fenêtre laissait constater que la nuit commençait à tomber. Toujours pas de Simone en vue. Toujours pas, jusqu'à ce que dix minutes plus tard, la porte de la chambre s'ouvre sur une femme blonde d'environ la quarantaine, habillée avec beaucoup de classe et à la respiration bruyante, preuve qu'elle était essouflée. Elle était enfin arrivée. Tu vois, qu'elle ne t'as pas abandonné Tom. Ses deux mains étaient chargées de deux énormes valises. Elle avait vraiment pensé à tout. Dans son dos, pouvait même se distinguer un objet à la forme allongée. Un objet que Tom pouvait reconnaitre entre mille. Sa guitare. Mais pas n'importe laquelle, sa toute première guitare. Une magnifique Ibanez folk, encore éclatante de beauté, malgré le poid des années. Il la reconnaissait grâce à son étui. Simone, un large sourire de soulagement sur le visage, posa tous ses bagages à terre et s'empressa d'aller couvrir son fils de baisers, lui déposant quelques traces foncées de rouge à lèvres, un peu partout sur le visage. Aucun d'eux ne parlaient, mais à ce moment précis, parler aurait été inutile et dépourvu de sens. Leur silence voulait tout dire. Simone garda Tom dans ses bras un long moment. Elle avait besoin de ce réconfort, elle avait besoin de le sentir contre elle, de sentir sa présence. Et même si Tom ne lui rendait pas son étreinte, elle s'en fichait. De toute façon, Tom n'avait jamais été très tactile. Pour même dire pas du tout. Par trop de fierté, certainement.
________Ils auraient pu rester comme ça une éternité, mais apparement, quelqu'un en avait decidé autrement. Cette même personne toqua à la porte, puis entra après y avoir été invité. Il s'agissait d'un homme grand et blond, assez jeune et habillé d'une blouse blanche ainsi que d'un pantalon assorti. Son visage clair arborait un joli sourire. Décidement .. A croire qu'ici tout le monde est heureux.


« Bonjour Tom ! Je me présente, je suis Mathieu, mais tu peux m'appeler Matt ! Je m'occupe des ados comme toi, je les aide, le temps qu'ils sont ici. Malheureusement pour toi, tu vas donc devoir me supporter durant les prochains jours. Mais tu verras, c'est cool ici ! Je suis là pour toi, si tu as des questions, je t'écoute. » Mathieu avait dit ça avec un enthousiasme tellement visible qu'il en devenait improbable. Et il souriait encore. Ca risquerait de devenir agaçant, à force.

« .. Où suis-je ? »

________La question de Tom avait jeté un froid. C'est vrai que ça faisait bien une heure qu'il était arrivé ici, et pourtant personne ne lui avait encore dit où il se trouvait, ni dans quel but. Après un léger moment de silence, Mathieu se décida a reprendre la parole.

« Bien, tu es au centre de désintoxication et de redressement pour mineur de Leipzig. Tu ne le savais pas ? »

________Un centre de désintoxication et de redressement .. C'était un centre de désintoxication et de redressement .. Ces mots tournaient dans sa tête à une allure folle. Il avait beau les tourner et les retourner dans tous les sens, il ne leur trouvait aucune explication. Alors ce drôle de bâtiment aux allures d'hopital était en fait un centre pour jeunes à problème ? Impossible. Tout simplement impossible. Tom ne se considérait pas comme un ado à problème. Et pourtant, des problèmes, il en avait à revendre. Et pas des petits. Il n'y a que la vérité qui blesse, c'est bien connu. Puis, plus rien. Un silence. Le silence. Plus personne n'osait parler. Tout le monde attendait la réaction du jeune blond. Tom lui-même attendait sa réaction. Mais le problème était bien la; comment devait-il réagir ? Il était bloqué. Incapable de répondre, de prononçer un seul mot. Mais plus pour très lontemps..

« Quoi !? Un centre de redressement ? C'est quoi ce bordel !? »
« Tom, calme toi s'il-te-plait. » Ordonna Simone fermement, de peur que la situation ne dérape.

________Non, il ne se calmerait pas. Pas cette fois. C'est avec une colère infinie que son poing s'écrasa brutalement contre le mur. Un geste impulsif, pour se défouler. Extérioriser sa rage, voilà ce dont il avait besoin à ce moment précis. Il se sentait.. Trahi. Dénonçé par le monde entier. Le voilà maintenant avec un poignet douloureux et une sérieuse envie de chialer. Comme un gamin. Un gamin perdu et désorienté. Parce que c'est ce qu'il est. Parce que c'est ce que nous sommes tous. L'homme aura beau se croire la créature la plus mature et civilisée de l'univers, il restera toujours un éternel enfant. Un enfant en quête de perfection et de bonheur. Deux sentiments qu'il n'atteindra jamais, quoi qu'il arrive. C'est maintenant qu'arrivent les questions. Par centaines, par milliers. Plein d'interrogations en attente d'une réponse.

« Mais.. Mais pourquoi je suis ici ? Qu'est-ce que j'ai fait !? Et vous êtes qui vous d'abord !? Merde quoi ! » Cria Tom, toujours sous l'emprise de la colère.
« Tomi.. S'il-te-plait.. » Tenta Simone pour calmer son fils, en vain.
« Non pas s'il-te-plait ! Combien de temps j'vais devoir rester ici ? Et comment j'vais faire pour le lycée !? Et mes cours hein ! Qu'est-ce qu'ils vont penser les autres au bahut !? » Tom avait crié tout ça alors que des larmes commençaient à devaler lentement ses joues creuses.
« Oula Oula, une question à la fois Tom ! » Lança Mathieu sous un ton ironique, histoire de calmer l'atmosphère tendue qui régnait dans cette chambre. « Déjà, tu es ici parce que tu as des problèmes et je pense que tu vois très bien de quoi je veux parler. Ensuite, je t'ai déjà dit que je m'appelle Mathieu et je suis une sorte d'accompagnateur, je suis là pour t'aider à reprendre une vie normale. Considère moi comme un infirmier ou plutôt un surveillant. Combien de temps tu vas rester ici ? Eh bien .. Tout dépend de toi là ! Tu vas arrêter momentanément les cours. Tu n'iras plus à l'école le temps que tu seras ici. Quant aux autres élèves, ils ne sauront pas que tu es ici. Seulement le directeur et les enseignants de ton lycée seront au courant des véritables raisons de ton absence. Voilà ! » Conclut Mathieu, toujours le sourire aux lèvres. « Tu es satisfait ou tu as encore d'autres questions dont tu voudrais me parler ? »

________Tom n'osait plus parler. Il se contenta d'un hochement de tête positif, signe que les réponses de Mathieu lui convenaient.


« Cool. Bon, alors maintenant tu vas me suivre, si tu veux bien. J'vais te faire visiter l'étage. C'est ok ? »

________Il secoua la tête une fois de plus.

« Moi je t'attendrais ici, je vais ranger les affaires que je t'ai emmené. » Adressa Simone à son fils, rassurée qu'il se soit enfin calmé.

________Tom acquiesça encore puis suivit Mathieu qui commençait déjà sa visite. Sa chambre se trouvait au niveau quatre. L'étage était uniquement constitué d'un large couloir, garni de plusieurs portes qui devaient certainement abriter les chambres des autres patients. Tom suivit son guide jusqu'à l'ascenseur où ils entrèrent tous les deux pour descendre enfin au premier étage du batiment. Ici se trouvait la cantine du centre que Mathieu lui présenta intégralement. Ils remontèrent ensuite au deuxiéme étage. Cette partie-ci était consacrée à toute la partie administrative, les bureaux en tous genres occupaient essentiellement cet étage. Pour finir, Tom suivit son infirmier au 3ème étage, l'avant dernier de l'immeuble. C'était là que se trouvaient les salles considérées comme les plus importantes. Il y avait une infirmerie, une salle de sport, une autre de jeux, une de repos, une salle apparemment reservée aux soins psychologiques et sociaux et bien d'autres pièces entiérement destinées au bien-être des internés. La visite terminée, Tom regagna sa chambre seul. Une heure s'était écoulée et Simone avait entièrement terminé son rangement. Tous les vêtements étaient sagement pliés dans leurs tiroirs, les casquettes parfaitement pendues au porte manteau, la guitare délicatement appuyée contre un des murs et quelques objets d'une utilité quelconque étaient entreposés sur le bureau.
________Tout. Simone n'avait rien oublié. Pourtant, il y avait bien quelque chose qui clochait dans cette chambre. Regardez autour de vous et vous verrez. Vous verrez, les souvenirs, les photos, les posters. Vous verrez, votre existence toute entière, ancrée dans ces quelques objets. Ici, il n'y a rien. Ni photos, ni posters accrochés au mur. Juste le vide, cette blancheur extrême qui vous brule les yeux. Le vide, puis Tom. C'était comme une nouvelle vie qui s'annonçait. Un renouveau plus terrifiant qu'excitant. Un autre chemin, qu'il ne voulait visiblement pas prendre, mais dans lequel il s'était deja engouffré. La nuit était maintenant tombée, laissant la noirçeur s'opposer à la lumière aveuglante de la pièce, dans un contraste façinant.

« Tom.. Il faut que tu t'habitues.. Je sais que ce n'est pas facile mais.. Tu es fatigué, et le couvre feu est à dix heures ici.. Alors, tu peux te détendre un peu. Si tu veux.. » Chuchota Simone, laissant doucement le silence reprendre sa place.

________Et Tom s'exécuta, sans opposer la moindre résistance ni plainte. De toute façon, il n'avait plus la force de grommeler, l'envie non plus. Puis, il faut avouer que c'était tellement vrai. Il était fatigué, épuisé. Anormalement épuisé. Sans grande conviction, il prit un bas de jogging ainsi qu'un boxer pour finir par s'enfermer dans la salle de bain. Il enfila nonchalamment ses habits, évitant soigneusement son reflet dans le mirroir qui ornait le mur de la salle d'eau. Reflet qu'il voulait fuir à tout prix. Par crainte, mais surtout par lâcheté. La lâcheté de ne pas voir les choses tel qu'elles sont. Une fois prêt, il sortit, vêtu d'un simple bas et s'allongea mollement sur le lit qui s'offrait à lui. Simone se contentait de regarder tendrement son fils, tandis que celui-ci se perdait déjà dans ses pensées. Il revoyait sa journée. Sa folle journée.. Son réveil agité, ainsi que les deux hommes qui l'accostèrent jusqu'à leur grande voiture, sa mère en pleurs à côté de l'automobile, puis la voiture qui démarre, le trajet horriblement silencieux, et l'arrivée au centre.. Vraiment, cette journée restera à jamais dans sa mémoire, comme la soirée la plus sordide de toute sa vie.. Après ce fameux soir. Ce fameux soir où tout a dérapé. Ce fameux soir qui n'aurait jamais du exister.
________C'est sur ces tristes pensées qu'il s'endormit, dans ce lit qui n'était pas le sien, au milieu de meubles qui n'étaient pas les siens, dans cette chambre qui n'était pas sienne. Abandonné à ses cauchemars. Ces cauchemars qui, eux, lui appartenaient. Qui lui appartiendront jusqu'à la fin.


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Fin .___





Putain mais .. C'est Nuul T__T .
J'ai reécris ce chapitre TROiS fois D: ! Tout ça pour .. ça.
Gé - G0U - Té .__.
M'enfin, j'veux quand méme vos avis (a) .
Merci bcp a ceux qui ont eu la bonté de lire jusqu'au bout e.e
Enfin voila .. J'arréte de me descendre toute seule :0 .
MEEERCii A VOUUS *___* .

Gros Bisous
Chou

# Posté le samedi 30 août 2008 15:20

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 15:13